Vous êtes ici :   Accueil » Ne pas gérer les nuisances mais les supprimer !
   La bureaucratie libérale... Parce qu'en plus, il vous ont mis un truc là, le compteur Schmoll là.. Ha ha, il a mis en route la machine à laver, ah ben dis-donc, elle est pas neuve, et ainsi de suite, ... ce contrôle permanent , c'est eux qui l'ont inventé...  2 avril 2017 Meeting à Châteauroux. Jean-Luc Mélenchon   
   Le constructeur de Linky, directeur Europe de la société Itron, a reconnu que le CPL ne s'arrête pas au compteur et se diffuse dans tout le logement, (débat "éco" de Sud-Ouest,  02/03/2016 - Cité Mondiale de Bordeaux. Constructeur de Linky, William Hosono   
   Ce "non" d'un individu qui refuse soudainement d'obéir aux ordres affirme l'existence d'une frontière. La révolte ne consiste pas à repousser les frontières mais à les faire respecter.  Albert Camus     
    "L'article L1321-1 du code général des collectivités territoriales prévoit qu'en cas de transfert de compétence à un EPCI, les biens permettant l'exercice de cette compétence sont seulement "mis à disposition", sans transfert de propriété." Maître Blanche Magarinos-Rey, avocate en droit de l’environnement   
    « Je vous prie de noter que les États membres ont toute latitude pour statuer sur ces questions... , ou la possibilité pour les consommateurs de ne pas adhérer au système. 11/08/2017 Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne   
   " L’Ordonnance de Référé du TGI de Grenoble interdit « à la SA ENEDIS d’installer le compteur communicant par Radio Fréquences, dit Linky dans le domicile » et condamne la SA ENEDIS aux dépens et dédommagements en application des dispositions de l’article 700 du code de Procédure Civile. " TGI Grenoble  20/09/2017   
   « Ce que l'on souhaite c'est que les techniciens qui interviennent (…) respectent la propriété privée, et si un client s'exprime lors du changement, respectent la volonté du client » Gladys Larose, relations publiques d’Enedis    
   "Si le client (...) nous oppose un refus (…) le client ne s'expose à rien (…) il n'y aura pas d'amende, pas de pénalité." Bernard Laurens, Directeur Territorial d'Enedis Bretagne   
   Le déploiement du compteur Linky ne doit en aucun cas être une contrainte imposée aux usagers et je vous demande de faire cesser ces pratiques qui contredisent ma volonté » S. Royal   
   "Il n'y aura pas de clients exclus du dispositif Linky, sauf ceux qui ne voudront pas ouvrir leur porte, parce qu'on n'est pas habilité à forcer la porte des clients qui ne voudraient pas nous ouvrir, ou qui résistent…" Philippe Monloubou, Président du Directoire d'Enedis   
    « Enedis, ... n’a pas le pouvoir d’imposer sa présence et tout usager peut s’y opposer et refuser l’accès à Enedis à son domaine privé. Enedis s’est ainsi engagé auprès de la Ville de Paris à ne pas forcer la main des usagers qui confirmeraient le refus de l’installation de Linky chez eux." Célia Blauel Mairie de Paris   
   Co-Propriété : La Fibre Optique (internet, TV,...) , implique obligatoirement un vote en Assemblée Générale. Pourquoi pas Linky ?   
   Jean-François Harinordoquy, Enedis Pays Basque, explique que la propriété privé est respectée par Enedis... Euh...   
   "Le refus de remplacement d’un compteur par un particulier est possible.  Bien entendu tout recours à l’intimidation ou non-respect de la propriété privée est inacceptable et le gouvernement condamne tout comportement de cette nature. " Nicolas Hulot   
   Tous les médias, affolés par notre défiance, "décryptent" à longueur de page et d'antenne ! Ils décryptent notamment la sécurisation inviolable de nos données, la solidité du cryptage des systèmes numériques... Mais chaque jour apporte son lot de vol de données et d'exploits de hacker... Décrypter l'indécryptable ! Indécrottables et indescriptibles médias !   
   Dans le cas où les sections de câbles ne sont pas adaptées aux nouveaux réglages, des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d'Enedis afin d'augmenter la puissance de son compteur à distance pour répondre à des besoins en énergie plus conséquents (ex : achat d'un jacuzzi) Promotelec (signalé par Stéphane Lhomme)   
   "L'obligation demeure. Après, les clients qui manifestent un refus peuvent le faire au titre du respect de la  propriété privée." Jean-François Harinordoquy, Enedis Pays Basque   
   Secrétaire d’Etat au numérique M. Mahjoubi 13 avril 2018 France Inter : "Il y a une procédure qui permet de refuser l’installation du compteur. Certains contestent en disant qu’elle est trop compliquée à mettre en place, que c’est trop dur de le demander, mais c’est possible."   
   Orthographe : Les compteurs communicants espionnent en communiquant nos données ; les fabricants de chaussures gagnent leur vie en fabriquant des chaussures. les gaz suffocants tuent en suffoquant leurs victimes, Les arguments convaincants se valident en convainquant l'interlocuteur... Julien Constant   
   26/01/2011 - Philippe van de Maele, (alors président de l'ADEME) « Ce compteur n’a rien d’intelligent. Il n’apporte rien en ce qui concerne la maîtrise de la demande d’électricité. Et son modèle économique n’est pas d’une clarté absolue ».   
   J'en appelle au refus de l'achat d'objets connectés et de protocoles dits intelligents ; au refus de l'infiltration tous azimuts de capteurs, tels les compteurs Linky appelés à mémoriser nos gestes au sein de nos habitats. Ce qui est en jeu, c'est la sauvegarde des valeurs humanistes qui nous constituent. Eric Sadin   
   L’unité utilisée pour décrire la puissance du compteur, le kVa (kilovoltampère) qui ne correspond pas exactement au kilowatt (kW). « On perd tous 13 % de disponibilité en termes de puissance », comptabilise Jean-Claude Defives, ancien électricien de Lauwin-Planque   
   L'économie circulaire, ça ne tourne pas rond, mais comme une chambre à air crevée, ça fuit gravement ! Julien Constant   
 
Nouveautés du site
(depuis 15 jours)
Articles
Articles
Intimidation et harcèlement

- Les mensonges d'Enedis
Fiche illégale d'Enedis pour les poseurs

Lettre d'intimidation Enedis de septembre 2018
Modèle de lettre de réponse à Enedis
Autre modèle
Réponse anonymée d'un particulier

- Lettre avertissement menaces harcèlement.rtf
Transmise par JLG)

Maud Bigand :   21/10/2018       Bonjour,

Enedis essaie maintenant de faire mousser le cas de l'incendie de Prayols, en Ariège, pour tenter d'obliger les personnes ayant barricadé leur compteur à enlever les protections.
Ils ont donc fait une variante de la lettre-type qu'ils utilisent depuis un an, et dans laquelle ils annoncent des poursuites si l'on ne débarricade pas sous 15 jours. Ces menaces ne sont pas mises à exécution à ce jour, même si le client refuse de débarricader.

Ce courrier peut intimider et il est très important de diffuser un modèle de réponse qui replace les choses en contexte.

J'en ai donc préparé un, que je vous transmets,
- en version word et pdf (Les parties en jaune sont celles à modifier)
- avec la pièce jointe attachée,
- et l'original de la lettre d'intimidation 2e version (anonymée) envoyée maintenant par Enedis
- ainsi qu'un autre modèle de lettre de réponse venant des Pyrénées Orientales.
J'y joins également une lettre anonymée d'une dame outrée de ces pratiques et qui avait souhaité leur répondre.

Merci de diffuser largement et rapidement.

Maud
(Porte parole Collectif touche Pas à Mon Compteur - 09, animatrice de l'émission Touche Pas à Mon Compteur sur Radio Transparence)

_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

J'ai été reçu par l'élu en charge de l'Energie, la Défenseure des droits ("le tout numérique, c'est inéluctable...",) deux juges de conciliation., trois juristes. Mon impression est que les élus et responsables politiques sont dépassés par la puissance de la vague des compteurs communicants. Beaucoup n'en savent pas plus que nous, et souvent... bien moins ! 
Mais on ne m'a pas encore menacé de me mettre en prison. Comme je réponds tous les jours à des usagers effrayés (il y a de quoi) par l'agressivité des poseurs, je vous ajoute ceci :

J'ai envoyé mes LRAR ; j'ai reçu les accusés de réception.
Mais Enedis sonne ! Et j'ai en face de moi un employé bien décidé à obéir aux ordres qu'il a reçus ! 
J'ai le droit pour moi ; je ne me laisse pas intimider par le poseur : il n'a aucun pouvoir, que des menaces mensongères !

Je ne discute pas, je ne parle pas , je dis : "Bonjour, tenez ! "
Je garde près de ma porte, à portée de main la lettre aux poseurs. Alors je la lui donne : "C'est pour vous, lisez ceci et n'insistez plus !"  Et alors je ferme ma porte doucement mais fermement !  Téléchargez la lettre aux poseurs
Je donne aussi l'affiche qui est sur ma porte Télécharger l'affiche (MAJ juillet).

_-_-_-_-_-_

Harcèlement téléphonique

Mais je suis harcelé au téléphone ! Pour Refuser, il faut :

Raccrocher le téléphone  après avoir répété mécaniquement :"Tout par écrit, merci !"
si c'est un portable, il est facile de bloquer le correspondant).

Noter les dates et heures de appels pour courrier ultérieur (plainte au procureur de la république).

En lire plus

Lire la suite... Lire la suite

- Les mensonges d'Enedis
Fiche illégale d'Enedis pour les poseurs

Lettre d'intimidation Enedis de septembre 2018
Modèle de lettre de réponse à Enedis
Autre modèle
Réponse anonymée d'un particulier

- Lettre avertissement menaces harcèlement.rtf
Transmise par JLG)

Maud Bigand :   21/10/2018       Bonjour,

Enedis essaie maintenant de faire mousser le cas de l'incendie de Prayols, en Ariège, pour tenter d'obliger les personnes ayant barricadé leur compteur à enlever les protections.
Ils ont donc fait une variante de la lettre-type qu'ils utilisent depuis un an, et dans laquelle ils annoncent des poursuites si l'on ne débarricade pas sous 15 jours. Ces menaces ne sont pas mises à exécution à ce jour, même si le client refuse de débarricader.

Ce courrier peut intimider et il est très important de diffuser un modèle de réponse qui replace les choses en contexte.

J'en ai donc préparé un, que je vous transmets,
- en version word et pdf (Les parties en jaune sont celles à modifier)
- avec la pièce jointe attachée,
- et l'original de la lettre d'intimidation 2e version (anonymée) envoyée maintenant par Enedis
- ainsi qu'un autre modèle de lettre de réponse venant des Pyrénées Orientales.
J'y joins également une lettre anonymée d'une dame outrée de ces pratiques et qui avait souhaité leur répondre.

Merci de diffuser largement et rapidement.

Maud
(Porte parole Collectif touche Pas à Mon Compteur - 09, animatrice de l'émission Touche Pas à Mon Compteur sur Radio Transparence)

_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

J'ai été reçu par l'élu en charge de l'Energie, la Défenseure des droits ("le tout numérique, c'est inéluctable...",) deux juges de conciliation., trois juristes. Mon impression est que les élus et responsables politiques sont dépassés par la puissance de la vague des compteurs communicants. Beaucoup n'en savent pas plus que nous, et souvent... bien moins ! 
Mais on ne m'a pas encore menacé de me mettre en prison. Comme je réponds tous les jours à des usagers effrayés (il y a de quoi) par l'agressivité des poseurs, je vous ajoute ceci :

J'ai envoyé mes LRAR ; j'ai reçu les accusés de réception.
Mais Enedis sonne ! Et j'ai en face de moi un employé bien décidé à obéir aux ordres qu'il a reçus ! 
J'ai le droit pour moi ; je ne me laisse pas intimider par le poseur : il n'a aucun pouvoir, que des menaces mensongères !

Je ne discute pas, je ne parle pas , je dis : "Bonjour, tenez ! "
Je garde près de ma porte, à portée de main la lettre aux poseurs. Alors je la lui donne : "C'est pour vous, lisez ceci et n'insistez plus !"  Et alors je ferme ma porte doucement mais fermement !  Téléchargez la lettre aux poseurs
Je donne aussi l'affiche qui est sur ma porte Télécharger l'affiche (MAJ juillet).

_-_-_-_-_-_

Harcèlement téléphonique

Mais je suis harcelé au téléphone ! Pour Refuser, il faut :

Raccrocher le téléphone  après avoir répété mécaniquement :"Tout par écrit, merci !"
si c'est un portable, il est facile de bloquer le correspondant).

Noter les dates et heures de appels pour courrier ultérieur (plainte au procureur de la république).

En lire plus

Fermer Fermer

 ↑  
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Recopier le code :
 ↑  
Jacques Michon WAZIER 59 : un maire modèle

Lettre de Jacques Michon à ses administrés (8 octobre)
Délibération du 12 juillet. Waziers
  Waziers refuse le déploiement du Linky sur son territoire.  Le 5 octobre 2018, il a reçu le responsable d'Enedis-Linky : pas d'obligation d'accepter le compteur, pas de risque de tribunal, pas d'amendes. Relevé annuel à 30 euros : rien n'a encore été décidé.

Lire la suite... Lire la suite

Lettre de Jacques Michon à ses administrés (8 octobre)
Délibération du 12 juillet. Waziers
  Waziers refuse le déploiement du Linky sur son territoire.  Le 5 octobre 2018, il a reçu le responsable d'Enedis-Linky : pas d'obligation d'accepter le compteur, pas de risque de tribunal, pas d'amendes. Relevé annuel à 30 euros : rien n'a encore été décidé.

Fermer Fermer

Sexy Linky

Couverture_Sexy-Linky2018-01.jpg

L


e journal L’âge de faire et la maison d’édition Le passager clandestin ont décidé de rééditer « Sexy, Linky ? », le livre qui tord le cou au plan com’ d’Enedis. Cette nouvelle édition est disponible dès maintenant dans les meilleures librairies. Vous pouvez également le commander tout de suite depuis notre boutique en ligne, en cliquant ici.

Mais alors pourquoi une « nouvelle » édition ? D’abord, parce que la précédente est épuisée ! Or, la grogne continue de monter à travers le pays. Les installateurs envoyés sur le terrain pour installer ces imbéciles de compteurs « intelligents » se heurtent de plus en plus régulièrement à des refus et des oppositions frontales. Des collectifs se créent partout en France. Les réunions publiques organisées par les opposants rassemblent un nombre impressionnant de citoyens qui ne savent pas trop quoi penser de ce gadget mais flairent déjà l’arnaque.

Alors, oui, la demande en information en forte. Énormément d’articles circulent sur internet. Trop, même. Et puis, comme toujours sur la Toile, on trouve à la fois tout et n’importe quoi. C’est un peu la raison d’être de « Sexy, Linky ? », et aussi ce qui explique un peu son succès : cet ouvrage permet de faire un tour d’horizon à la fois complet et concis de la question. Dangers sanitaires, atteintes à la vie privée, déni de démocratie… Tout y passe.

Lire la suite... Lire la suite

Couverture_Sexy-Linky2018-01.jpg

L


e journal L’âge de faire et la maison d’édition Le passager clandestin ont décidé de rééditer « Sexy, Linky ? », le livre qui tord le cou au plan com’ d’Enedis. Cette nouvelle édition est disponible dès maintenant dans les meilleures librairies. Vous pouvez également le commander tout de suite depuis notre boutique en ligne, en cliquant ici.

Mais alors pourquoi une « nouvelle » édition ? D’abord, parce que la précédente est épuisée ! Or, la grogne continue de monter à travers le pays. Les installateurs envoyés sur le terrain pour installer ces imbéciles de compteurs « intelligents » se heurtent de plus en plus régulièrement à des refus et des oppositions frontales. Des collectifs se créent partout en France. Les réunions publiques organisées par les opposants rassemblent un nombre impressionnant de citoyens qui ne savent pas trop quoi penser de ce gadget mais flairent déjà l’arnaque.

Alors, oui, la demande en information en forte. Énormément d’articles circulent sur internet. Trop, même. Et puis, comme toujours sur la Toile, on trouve à la fois tout et n’importe quoi. C’est un peu la raison d’être de « Sexy, Linky ? », et aussi ce qui explique un peu son succès : cet ouvrage permet de faire un tour d’horizon à la fois complet et concis de la question. Dangers sanitaires, atteintes à la vie privée, déni de démocratie… Tout y passe.

Fermer Fermer

 ↑  
Julien Goodlife - Wifi - 432 Hz

Pendant qu'Enedis dérape, voilà un Rap qui frappe !

Julien Goodlife écrit bien et envoie bien ; ça balance et ça percute ; c'est quand même chouette l'intelligence  artificiellle  naturelle !

Lire la suite... Lire la suite

Pendant qu'Enedis dérape, voilà un Rap qui frappe !

Julien Goodlife écrit bien et envoie bien ; ça balance et ça percute ; c'est quand même chouette l'intelligence  artificiellle  naturelle !

Fermer Fermer

Linky : Le compteur-capteur communicant : toutes les questions

Toujours plus de brouillard d'ondes. Linky : ce compteur-capteur communicant concentre tous les aspects du monde-robot que les médias rendent chaque jour plus acceptable pour beaucoup de personnes. Après le GPS, le portable, le Wifi, le blue-tooth, le Wimax, le Zigbee, les jeux vidéo en réseau, la carte bleue, la carte Pass-Pass, les puces sous-cutanées, pourquoi la coupe serait-elle donc pleine ? Alors que la 4G n'est pas encore déployée complètement, la 5G s'annonce bruyamment (et cacophoniquement)

 ↑  
Santé et Compteurs Communicants

 ↑  
Stéphane Lhomme
 ↑  
Sites amis

StopLinkyMel.jpg

PRIARTEM.jpg

Marc-Filterman.jpg

Robin des Toits.jpg

 ↑  
Photos
 ↑  
Compteur gaz
Compteurs eau
 ↑  
Recherche
Recherche
 ↑  
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Recopier le code :
 ↑  
Connexion & Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>


  78905 visiteurs
  4 visiteurs en ligne

Connectés :
( personne )
Snif !!!
 ↑  
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
https://www.antilinkynord.fr/data/fr-articles.xml

Presque 30 ans après, de développement durable, en croissance verte, rebaptisée économie circulaire, puis transition énergétique, écologique, voire économique, la planète croule sous les ordures, les déchets, les polluants, visibles et invisibles, car la croissance des choses, des produits et des machines s'accélère toujours. Et les défenseurs de la justice sociale reprennent toujours aussi naïvement, et même avec conviction, ces vocables imbéciles, annonciateurs de la planification nécrologique, vocables qu'ils n'ont pourtant ni choisis, ni inventés...Et où réside la source de l'injustice qu'ils croient combattre, tels des Sisyphe inconscients.

Le texte ci-dessous a presque trente ans en ce 29 novembre 2018. Il aurait pu être écrit hier.
Sur les 841 maires qui défendent leurs administrés contre les 3 compteurs communicants, bien peu font le lien avec la construction à marche forcée, du techno-fascisme décrits par les précurseurs de la décroissance. Et ceux qui le font se gardent bien de l'écrire, ou bien démissionnent. Mais que lisent donc les maires ?

Alors que le cadrage des gilets jaunes est en cours d'organisation par l'Etat, quelques centaines de milliers de véhicules seulement se signalent par ce vêtement de sécurité. Pourtant les sondages indiquent un soutien net de la population.
Pourquoi si peu d'automobilistes "osent"-ils le mettre en évidence ?
Pourquoi les voitures grises sont-elles les plus nombreuses ?
Pourquoi si peu d'opposants aux compteurs communicants osent-ils apposer une affichette anti-compteurs sur leur porte ou coffret de compteur ?

La réponse était donnée, en 1990, par Pièces et Main d'Œuvre.

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article37

Adresse à tous ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer
ENCYCLOPEDIE DES NUISANCES
JUIN 1990


- "Bien que la prospérité économique soit en un sens incompatible avec la protection de la nature, notre première tâche doit consister à œuvrer durement afin d’harmoniser l’une à l’autre" Shigeru Ishimoto (premier ministre japonais), Le Monde Diplomatique, mars 1989

- "...comme l’environnement ne donne pas lieu à des échanges marchands, aucun mécanisme ne s’oppose à sa destruction. Pour perpétuer le concept de rationalité économique, il faut donc chercher à donner un prix à l’environnement, c’est à dire traduire sa valeur en termes monétaires." Herve Kempf, L’économie à l’épreuve de l’écologie, 1991

- "Quatorze grands groupes industriels viennent de créer Entreprises pour l’environnement, une association destinée à favoriser leurs actions communes dans le domaine de l’environnement, mais aussi à défendre leur point de vue. Le président de l’association est le P.D.G. de Rhône-Poulenc, Jean-René Fourtou. (...)

- "Les sociétés fondatrices, dont la plupart opèrent dans des secteurs très polluants, dépensent déjà au total pour l’environnement plus de 10 milliards de Francs par an, a rappelé Jean-René Fourtou. Il a d’autre part souligné que l’Association comptait agir comme lobby auprès des autorités tant françaises qu’européennes, notamment pour l’élaboration des normes et de la législation sur l’environnement." Libération, 18 mars 1992


  Une chose est au moins acquise à notre époque : elle ne pourrira pas en paix. Les résultats de son inconscience se sont accumulés jusqu’à mettre en péril cette sécurité matérielle dont la conquête était sa seule justification. Quant à ce qui concerne la vie proprement dite (mœurs, communication, sensibilité, création), elle n’avait visiblement apporté que décomposition et régression.

- Toute société est d’abord, en tant qu’organisation de la survie collective, une forme d’appropriation de la nature. A travers la crise actuelle de l’usage de la nature, à nouveau se pose, et cette fois universellement, la question sociale . Faute d’avoir été résolue avant que les moyens matériels, scientifiques et techniques, ne permettent d’altérer fondamentalement les conditions de la vie, elle réapparait avec la nécessité vitale de mettre en cause les hiérarchies irresponsables qui monopolisent ces moyens matériels.

- Pour parer à cela, les maitres de la société se sont décidés à décréter eux-mêmes l’état d’urgence écologique . Que cherche leur catastrophisme intéressé, en noircissant le tableau d’un désastre hypothétique , et tenant des discours d’autant plus alarmistes qu’il s’agit de problèmes sur lesquels les populations atomisées n’ont aucun moyen d’action direct, sinon à occulter le désastre réel, sur lequel il n’est nul besoin d’être physicien, climatologue ou démographe pour se prononcer ? Car chacun peut constater l’appauvrissement constant du monde des hommes par l’économie moderne, qui se développe dans tous les domaines aux dépens de la vie : elle en détruit par ses dévastations les bases biologiques, soumet tout l’espace-temps social aux nécessites policières de son fonctionnement, et remplace chaque réalité autrefois couramment accessible par un ersatz dont la teneur en authenticité résiduelle est proportionnelle au prix (inutile de créer des magasins réservés à la nomenklatura , le marché s’en charge).

- Au moment où les gestionnaires de la production découvrent dans la nocivité de ses résultats la fragilité de leur monde, ils en tirent ainsi argument pour se présenter, avec la caution de leurs experts, en sauveurs . L’état d’urgence écologique est à la fois une économie de guerre , qui mobilise la production au service d’intérêts communs définis par l’état, et une guerre de l’économie contre la menace de mouvements de protestation qui en viennent à la critiquer sans détour.
La propagande des décideurs de l’Etat et de l’industrie présente comme seule perspective de salut la poursuite du développement économique, corrige par les mesures qu’impose la défense de la survie : gestion régulée des « ressources », investissements pour économiser la nature la transformer intégralement en matière à gestion économique, depuis l’eau du sous-sol jusqu’à l’ozone de l’atmosphère.

- La domination ne cesse évidemment pas de perfectionner à toutes fins utiles ses moyens répressifs : à « Cigaville », décor urbain construit en Dordogne après 1968 pour l’entrainement des gendarmes mobiles, on simule désormais sur les routes avoisinantes « de fausses attaques de commandos anti-nucléaires » ; à la centrale nucléaire de Belleville, c’est la simulation d’un accident grave qui doit former les responsables aux techniques de manipulation de l’information. Mais le personnel affecté au contrôle social s’emploie surtout à prévenir tout développement de la critique des nuisances en une critique de l’économie qui les engendre. On prêche la discipline aux armées de la consommation, comme si c’était nos fastueuses extravagances qui avaient rompu l’équilibre écologique, et non l’absurdité de la production marchande imposée , on prône un nouveau civisme, selon lequel chacun serait responsable de la gestion des nuisances, dans une parfaite égalité démocratique : du pollueur de base, qui libère des CFC chaque matin en se rasant, à l’industriel de la chimie... Et l’idéologie survivaliste (« Tous unis pour sauver la Terre, ou la Loire, ou les bébés phoques ») sert à inculquer le genre de « réalisme » et de « sens des responsabilités » qui amène à prendre en charge les effets de l’inconscience des experts, et ainsi à relayer la domination en lui fournissant sur le terrain oppositions dites constructives et aménagements de détail.
La censure de la critique sociale latente dans la lutte contre les nuisances a pour principal agent l’écologisme : l’illusion selon laquelle on pourrait efficacement réfuter les résultats du travail aliéné sans s’en prendre au travail lui-même et à toute la société fondée sur l’exploitation du travail. Quand tous les hommes d’Etat deviennent écologistes, les écologistes se déclarent sans hésitation étatistes. Ils n’ont pas vraiment changé, depuis leurs velléités « alternatives » des années soixante-dix. Mais maintenant on leur offre partout des postes, des fonctions, des crédits, et ils ne voient aucune raison de les refuser, tant il est vrai qu’ils n’ont jamais réellement rompu avec la déraison dominante.

- Les écologistes sont sur le terrain de la lutte contre les nuisances ce qu’étaient, sur celui des luttes ouvrières, les syndicalistes : des intermédiaires intéressés à conserver les contradictions dont ils assurent la régulation, des négociateurs voués au marchandage (la révision des normes et des taux de nocivité remplaçant les pourcentages des hausses de salaire), des défenseurs du quantitatif au moment où le calcul économique s’étend à de nouveaux domaines (l’air, l’eau, les embryons humains ou la sociabilité de synthèse) ; bref, les nouveaux courtiers d’un assujettissement à l’économie dont le prix doit maintenant intégrer le cout d’un « environnement de qualité ».On voit déjà se mettre en place, cogérée par les experts « verts », une redistribution du territoire entre zones sacrifiées et zones protégées, une division spatiale qui règlera l’accès hiérarchisé à la marchandise-nature. Quant à la radioactivité, il y en aura pour tout le monde.
Dire de la pratique des écologistes qu’elle est réformiste serait encore lui faire trop d’honneur, car elle s’inscrit directement et délibérément dans la logique de la domination capitaliste, qui étend sans cesse, par ses destructions mêmes, le terrain de son exercice. Dans cette production cyclique des maux et de leurs remèdes aggravants, l’écologisme n’aura été que l’armée de réserve d’une époque de bureaucratisation, où la « rationalité » est toujours définie loin des individus concernés et de toute connaissance réaliste, avec les catastrophes renouvelées que cela implique.

- Les exemples récents ne manquent pas qui montrent à quelle vitesse s’installe cette gestion des nuisances intégrant l’écologisme. Sans même parler des multinationales de la « protection de la nature » comme le World Wildlife Fund et Greenpeace, des « Amis de la Terre » largement financés par le secrétariat d’Etat à l’environnement, ou des Verts à la Waechter acoquinés avec la Lyonnaise des eaux pour l’exploitation du marché de l’assainissement, on voit toutes sortes de demi-opposants aux nuisances, qui s’en étaient tenus à une critique technique et refoulaient la critique sociale, cooptés par les instances étatiques de contrôle et de régulation, quand ce n’est pas par l’industrie de la dépollution.

Ainsi un « laboratoire indépendant » comme la CRII-RAD, fondé après Tchernobyl - indépendant de l’Etat mais pas des institutions locales et régionales -, s’était donné pour seul but de « défendre les consommateurs » en comptabilisant leurs becquerels. Une telle « défense » néo-syndicale du métier de consommateur - le dernier des métiers - revient à ne pas attaquer la dépossession qui, privant les individus de tout pouvoir de décision sur la production de leurs conditions d’existence, garantit qu’ils devront continuer à supporter ce qui a été choisi par d’autres, et à dépendre de spécialistes incontrôlables pour en connaitre, ou non , la nocivité.

C’est donc sans surprise que l’on apprend maintenant la nomination de la présidente de la CRII-RAD, Michèle Rivasi, à l’Agence nationale pour la qualité de l’air, ou son indépendance pourra s’accomplir au service de celle de l’Etat. On a aussi vu les experts timidement anti-nucléaires du GSIEN, à force de croire scientifique de ne pas se prononcer radicalement contre le délire nucléariste, cautionner le redémarrage de la centrale de Fessenheim avant qu’un nouveau rejet « accidentel » de radioactivité ne vienne, peu après, apporter la contre-expertise de leur réalisme ; ou encore les boy-scouts de « Robin des bois », bien décidés à grimper dans le « partenariat », s’associer à un industriel pour la production de « déchets propres », et défendre le projet « Geofix » de poubelle chimique dans les Alpes de Haute-Provence.

Le résultat de cette intense activité de toilettage est entièrement prévisible : une « dépollution » sur le modèle de ce que fut « l’extinction du paupérisme » par l’abondance marchande (camouflage de la misère visible, appauvrissement réel de la vie) ; les coûteux, donc profitables palliatifs successivement appliqués à des dégâts antérieurs panachant les destructions - qui bien sûr continuent et continueront - de reconstructions fragmentaires et d’assainissements partiels.

Certaines nuisances homologuées comme telles par les experts seront effectivement prises en charge, dans la mesure exacte où leur traitement constituera une activité économique rentable. D’autres, en général les plus graves, continueront leur existence clandestine, hors-norme, comme les faibles doses de radiations ou ces manipulations génétiques dont on sait qu’elles nous préparent les Sidas de demain.

Enfin et surtout, le développement prolifique d’une nouvelle bureaucratie chargée du contrôle écologique ne fera, sous couvert de rationalisation, qu’approfondir cette irrationalité qui explique toutes les autres, de la corruption ordinaire aux catastrophes extraordinaires : la division de la société en dirigeants spécialistes de la survie et en « consommateurs » ignorants et impuissants de cette survie, dernier visage de la société de classes. Malheureux ceux qui ont besoin d’honnêtes spécialistes et de dirigeants éclairés !

Ce n’est donc pas une espèce de purisme extrémiste, et moins encore de « politique du pire », qui invite à se démarquer violemment de tous les aménageurs écologistes de l’économie : c’est simplement le réalisme sur le devenir nécessaire de tout cela. Le développement conséquent de la lutte contre les nuisances exige de clarifier, par autant de dénonciations exemplaires qu’il faudra, l’opposition entre les écolocrates - ceux qui tirent du pouvoir de la crise écologique - et ceux qui n’ont pas d’intérêts distincts de l’ensemble des individus dépossédés, ni du mouvement qui peut les mettre en mesure de supprimer les nuisances par le « démantèlement raisonné de toute production marchande ».

Si ceux qui veulent supprimer les nuisances sont forcément sur le même terrain que ceux qui veulent les gérer, ils doivent y être présents en ennemis, sous peine d’en être réduits à faire de la figuration sous les projecteurs des metteurs en scène de l’aménagement du territoire. Ils ne peuvent réellement occuper ce terrain, c’est à dire trouver les moyens de le transformer, qu’en affirmant sans concession la critique sociale des nuisances et de leurs gestionnaires, installés ou postulants.

Le chemin qui mène de la mise en cause des hiérarchies irresponsables à l’instauration d’un contrôle social maitrisant en pleine conscience les moyens matériels et techniques, ce chemin passe par une critique unitaire des nuisances, et donc par la redécouverte de tous les anciens points d’application de la révolte :

- Le travail salarié, dont les produits socialement nocifs ont pour pendant l’effet destructeur sur les salariés eux-mêmes, tel qu’il ne peut être supporté qu’à grand renfort de tranquillisants et de drogues en tout genre.

- La colonisation de toute la communication par le spectacle, puisqu’à la falsification des réalités doit correspondre celle de leur expression sociale.
- Le développement technologique, qui se développe exclusivement, aux dépens de toute autonomie individuelle ou collective,
- L’assujettissement à un pouvoir toujours plus concentré.

- La production marchande comme production de nuisances, et enfin
- « l’Etat comme nuisance absolue , contrôlant cette production et en aménageant la perception, en programmant les seuils de tolérance ».


Le destin de l’écologisme devrait l’avoir démontré aux plus naïfs : l’on ne peut mener une lutte réelle contre quoi que ce soit en acceptant les séparations de la société dominante.

L’aggravation de la crise de la survie et les mouvements de refus qu’elle suscite pousse une fraction du personnel technico-scientifique à cesser de s’identifier à la fuite en avant insensée du renouvellement technologique. Parmi ceux qui vont ainsi se rapprocher d’un point de vue critique, beaucoup sans doute, suivant leur pente socio-professionnelle, chercheront à recycler dans une contestation « raisonnable » leur statut d’experts, et donc à faire prévaloir une dénonciation parcellaire de la déraison au pouvoir, s’attachant à ses aspects purement techniques, c’est à dire qui peuvent paraitre tels.

Contre une critique encore séparée et spécialisée des nuisances, défendre les simples exigences unitaires de la critique sociale n’est pas seulement réaffirmer, comme but total, qu’il ne s’agit pas de changer les experts au pouvoir mais d’abolir les conditions qui rendent nécessaires les experts et la spécialisation du pouvoir ; c’est également un impératif tactique, pour une lutte qui ne peut parler le langage des spécialistes si elle veut trouver ses alliés en s’adressant à tous ceux qui n’ont aucun pouvoir en tant que spécialiste de quoi que ce soit.

De même qu’on opposait et qu’on oppose toujours aux revendications des salariés un intérêt général de l’économie, de même les planificateurs de l’ordure et autres docteurs ès poubelles ne manquent pas de dénoncer l’égoïsme borné et irresponsable de ceux qui s’élèvent contre une nuisance locale (déchets, autoroute, TGV, etc.) sans vouloir considérer qu’il faut bien la mettre quelque part.

La seule réponse digne à un tel chantage à l’intérêt général consiste évidemment à affirmer que quand on ne veut de nuisances nulle part il faut bien commencer à les refuser exemplairement là où on est. Et en conséquence à préparer l’unification des luttes contre les nuisances en sachant exprimer les raisons universelles de toute protestation particulière.

Que des individus n’invoquant aucune qualification ni spécialité, ne représentant qu’eux-mêmes, prennent la liberté de s’associer pour proclamer et mettre en pratique leur jugement du monde, voilà qui paraîtra peu réaliste à une époque paralysée par l’isolement et le sentiment de fatalité qu’il suscite.

Pourtant, à côté de tant de pseudo-événements fabriqués à la chaîne, il est un fait qui s’entête à ridiculiser les calculs d’en haut comme le cynisme d’en bas : toutes les aspirations à une vie libre et tous les besoins humains, à commencer par les plus élémentaires, convergent vers l’urgence historique de mettre un terme aux ravages de la démence économique. Dans cette immense réserve de révolte, seul peut puiser un total irrespect pour les risibles ou ignobles nécessités que se reconnaît la société présente.

Ceux qui, dans un conflit particulier, n’entendent de toute façon pas s’arrêter aux résultats partiels de leur protestation, doivent la considérer comme un moment de l’auto-organisation des individus dépossédés pour un mouvement antiétatique et antiéconomique général : c’est cette ambition qui leur servira de critère et d’axe de référence pour juger et condamner, adopter ou rejeter tel ou tel moyen de lutte contre les nuisances.

Doit être soutenu tout ce qui favorise l’appropriation directe, par les individus associes, de leur activité, à commencer par leur activité critique contre tel ou tel aspect de la production de nuisances ; doit être combattu tout ce qui contribue à les déposséder des premiers moments de leur lutte, et donc à les renforcer dans la passivité et l’isolement.

 

Comment ce qui perpétue le vieux mensonge de la représentation séparée, des représentants incontrôlés ou des porte-parole abusifs, pourrait-il servir la lutte des individus pour mettre sous leur contrôle leurs conditions d’existence, en un mot pour réaliser la démocratie ? La dépossession est reconduite et entérinée, non seulement bien sûr par l’électoralisme, mais aussi par l’illusoire recherche de « l’efficacité médiatique », qui, transformant les individus en spectateurs d’une cause dont ils ne contrôlent plus ni la formulation ni l’extension, en fait la masse de manœuvre de divers lobbies, plus ou moins concurrents pour manipuler l’image de la protestation.

Il faut donc traiter en récupérateurs tous ceux dont le prétendu réalisme sert à faire avorter, par l’organisation du vacarme médiatique, les tentatives d’exprimer directement, sans intermédiaires ni caution de spécialistes, le dégoût et la colère que suscitent les calamités d’un mode de production (voir comment Verges s’emploie, par sa seule présence d’avocat de toutes les causes douteuses, à discréditer la protestation des habitantes de Montchanin ; ou encore, à une toute autre échelle, comment l’ignominie du moderne « racket de l’émotion » s’empare des « enfants de Tchernobyl » pour en faire matière a Téléthon).

De même, alors que l’Etat ouvre aux contestations locales, pour qu’elles s’y perdent, le terrain des procédures juridiques et des mesures administratives, il faut dénoncer l’illusion d’une victoire assurée par les avocats et les experts : à cette fin il suffit de rappeler qu’un conflit de ce genre n’est pas tranché en fonction du droit mais d’un rapport de forces extra-juridique, comme le montrent à la fois la construction du pont de l’ile de Ré, malgré plusieurs jugements contraires, et l’abandon de la centrale nucléaire de Plogoff, qui n’a été le résultat d’aucune procédure légale.

Les moyens doivent varier avec les occasions, étant entendu que tous les moyens sont bons qui combattent l’apathie devant la fatalité économique et répandent le goût d’intervenir sur le sort qui nous est fait. Si les mouvements contre les nuisances sont en France encore très faibles, ils n’en sont pas moins le seul terrain pratique où l’existence sociale revient en discussion. Les décideurs de l’Etat sont quant à eux bien conscients du danger que cela représente, pour une société dont les raisons officielles ne souffrent d’être examinées.

Parallèlement à la neutralisation par la confusion médiatique et à l’intégration des leaders écologistes, ils se préoccupent de ne pas laisser un conflit particulier se transformer en abcès de fixation, qui fournirait à la contestation un pôle d’unification en même temps qu’un lieu matériel de rassemblement et de communication critique. Ainsi le « gel » de toute décision concernant les sites de dépôt de déchets radioactifs comme l’aménagement du bassin de la Loire a évidemment été décidé afin de fatiguer la base des oppositions et permettre la mise en place d’un réseau de représentants responsables disposés à servir d’« indicateurs locaux » (à donner la température locale), à mettre en scène la « concertation » et à faire passer les victoires truquées.

On nous dira - on nous dit déjà - qu’il est de toute façon impossible de supprimer complètement les nuisances, et que par exemple les déchets nucléaires sont là pour une espèce d’éternité. Cet argument évoque à peu près celui d’un tortionnaire qui, après avoir coupé une main à sa victime, lui annoncerait qu’au point où elle en est, elle peut bien se laisser couper l’autre, et d’autant plus volontiers qu’elle n’avait besoin de ses mains que pour applaudir, et qu’il existe maintenant des machines pour ça. Que penserait-on de celui qui accepterait de discuter la chose « scientifiquement » ?

Il n’est que trop vrai que les illusions du progrès économique ont durablement fourvoyé l’histoire humaine, et que les conséquences de ce fourvoiement, même s’il y était mis fin demain, seraient léguées comme un héritage empoisonné à la société libérée ; non seulement sous forme de déchets, mais aussi et surtout d’une organisation matérielle de la production à transformer de fond en comble pour la mettre au service d’une activité libre. Nous nous serions bien passés de tels problèmes, mais puisqu’ils sont là, nous considérons que la prise en charge collective de leur dépérissement est la seule perspective de renouer avec la véritable aventure humaine, avec l’histoire comme émancipation.

Cette aventure recommence dès que des individus trouvent dans la lutte les formes d’une communauté pratique pour mener plus loin les conséquences de leur refus initial et développer la critique des conditions imposées. La vérité d’une telle communauté, c’est qu’elle constitue une unité « plus intelligente que tous ses membres ». Le signe de son échec, c’est sa régression vers une espèce de néo-famille, c’est à dire une unité moins intelligente que chacun de ses membres. Une longue période de réaction sociale a pour conséquence, avec l’isolement et le désarroi, d’amener les individus, quand ils tentent de reconstruire un terrain pratique commun, à craindre par-dessus tout les divisions et les conflits.

Pourtant c’est justement quand on est très minoritaire et qu’on a besoin d’alliés qu’il convient de formuler une base d’accord d’autant plus précise, à partir de laquelle contracter des alliances et boycotter tout ce qui doit l’être.

Avant tout, pour délimiter positivement le terrain des collaborations et des alliances, il faut disposer de critères qui ne soient pas moraux (sur les intentions affichées, la bonne volonté supposée, etc.) mais précisément pratiques et historiques. (Une règle d’or : ne pas juger les hommes sur leurs opinions, mais sur ce que leurs opinions font d’eux.)

Nous pensons avoir fourni ici quelques éléments utiles à la définition de tels critères. Pour les préciser mieux, et tracer une ligne de démarcation en deçà de laquelle organiser efficacement la solidarité, il faudra des discussions fondées sur l’analyse des conditions concrètes dans lesquelles chacun se trouve place, et sur la critique des tentatives d’intervention, à commencer par celle que constitue la présente contribution.

La critique sociale, l’activité qui la développe et la communique, n’a jamais été le lieu de la tranquillité . Mais comme aujourd’hui ce lieu de la tranquillité n’existe plus nulle part (l’universelle déchetterie a atteint les sommets de l’Himalaya), les individus dépossédés n’ont pas à choisir entre la tranquillité et les troubles d’un âpre combat, mais entre des troubles et des combats d’autant plus effrayants qu’ils sont menés par d’autres à leur seul profit, et ceux qu’ils peuvent répandre et mener eux-mêmes pour leur propre compte. Le mouvement contre les nuisances triomphera comme mouvement d’émancipation antiéconomique et antiétatique, ou ne triomphera pas.


Date de création : 29/11/2018 14:32
Dernière modification : 29/11/2018 15:44
Catégorie : Résister au Progrès -
Page lue 19 fois

Vous êtes ici :   Accueil » Ne pas gérer les nuisances mais les supprimer !
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
Mentions légales

guppy_love.pngCe site est créé et écrit par Julien Constant qui en est le directeur de la publication et en paie l'hébergement chez Nuxit. Les propos des contributeurs n'engagent que leur responsabilité, mais seront modérés conformément au bon sens et aux lois en vigueur. On ne trouvera sur ces pages aucune publicité, sauf pour dire tout le mal qu'on pense de la société du spectacle et du monde-machine...

Si ce que je fais ici,vous intéresse, vous vous inscrirez tout naturellement comme membre et aussi à la lettre d'information. Je ne suis pas une société, ni un organisme de bienfaisance, mais  un simple citoyen français, comme la plupart d'entre vous.
 

Ce site est propulsé par le gestionnaire de contenus dynamiques Guppy. C'est un excellent logiciel fabriqué en France par des français généreux, passionnés et talentueux. Il est né en 2002 (Alain Duveau) et reste à la pointe des évolutions techniques. Il fait une bonne partie du boulot tout seul, mais sans Intelligence Naturelle, Travail intense et envie de Dire, mieux vaut regarder des séries télé...

Mentions légales et politique de confidentialité de Anti Linky Nord

Conformément aux dispositions des articles 6-III et 19 de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) les présentes mentions légales sont portées à la connaissance des utilisateurs et visiteurs du site : Anti Linky Nord

Le site Anti Linky Nord est accessible à l’adresse suivante : https://www.antilinkynord.fr

L’accès et l’utilisation de Anti Linky Nord sont soumis aux présentes mentions légales détaillées ci-dessous ainsi qu’aux lois et/ou règlements applicables.

La connexion, l’accès et l’utilisation de ce site impliquent l’acceptation intégrale et sans réserve de toutes les dispositions des présentes mentions légales.

Ce site est affiché avec GuppY 5, un CMS libre respectant les bonnes pratiques, la sécurité, la vie privée et la protection des données personnelles des utilisateurs.


INFORMATIONS LEGALES

En vertu de l’article 6 de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 (LCEN) l’identité des intervenants dans le cadre de la réalisation du site et de son suivi est portée à la connaissance des visiteurs :

- Le site Anti Linky Nord est édité par Julien Constant domicilié à Lille, 59, Contact du site en tant qu’administrateur du site et directeur de la publication.

- Le site est hébergé par la société LWS (Ligne Web Service) dont le siège est à 4, RUE GALVANI 75838 PARIS CEDEX 17 , +33 (0)1 77 62 30 03 , https://www.lws.fr/

- Tous les internautes qui naviguent, lisent, visionnent et utilisent le site Anti Linky Nord sont considérés comme utilisateurs.

- En utilisant le site, vous reconnaissez avoir pris connaissance de ces conditions et les avoir acceptées, celles-ci pourront être modifiées à tout moment et sans préavis. Je ne saurais être tenu pour responsable en aucune manière d’une mauvaise utilisation du service.


PROPRIETE INTELLECTUELLE

Tout le contenu du présent site, incluant, de façon non limitative, les graphismes, images, textes, vidéos, animations, sons, logos, gifs et icônes ainsi que leur mise en forme sont sous licence CeCILL ou sous la licence d'origine pour les scripts utilisés.

Toute reprise d'article, de nouvelle, de billet, de documentations diverses ou de posts sur le forum de Anti Linky Nord devra comporter une citation de la source avec un lien direct vers l'original.

Pour toute demande d'autorisation ou d'information, veuillez me contacter par la page Contact du site. Des conditions spécifiques sont prévues pour la presse.


POLITIQUE DE CONFIDENTIALITE

Conformément aux dispositions de l’article 5 du règlement européen 2016/679, la collecte et le traitement des données des utilisateurs respectent les principes suivants :

  • Les données ne peuvent être collectées et traitées qu’avec le consentement de l’utilisateur propriétaire des données.
     
  •  La collecte et le traitement des données sont limitées au maximum pour l’affichage du site, pour les commentaires, pour les messages sur le forum, pour le traitement des préférences des membres. Chaque membre peut modifier, supprimer ses préférences à tout moment.
     
  • L’éditeur du site s’engage à garantir l’intégrité et la confidentialité des données collectées.

Conformément aux exigences de l’article 6 du règlement européen 2016/679, la collecte et le traitement des données à caractère personnel n’interviennent que si l’utilisateur a expressément consenti au traitement.


Les données à caractère personnel collectées sur le site sont :

  • pour les visiteurs : le pseudo, l’adresse IP, l’adresse courriel après acceptation formelle dans un formulaire contact, commentaires, forum,
     
  • pour les membres :  le pseudo, l’adresse IP, l’adresse courriel après acceptation formelle dans le formulaire d’inscription avec leur traitement pour la sauvegarde des préférences.

L’hébergement des données du site Anti Linky Nord est assuré par la société 

NUXIT - GROUPE MAGIC ONLINE

134 Avenue du Président Wilson
93512 Montreuil Cedex – France

Les données collectées et traitées par le site sont exclusivement hébergées et traitées en France.

L’éditeur de Anti Linky Nord assure le traitement et la protection des données, il peut être contacté par la page Contact de ce site.


Les droits de l’utilisateur et les procédures de mise en œuvre des droits de l’utilisateur

Conformément à la réglementation, l’utilisateur possède les droits énumérés ci-dessous, pour faire droit à sa demande, il est tenu de communiquer ses nom, prénom et adresse courriel,

L’éditeur du site est tenu de répondre à l’utilisateur dans un délai de trente jours maximum.

  • Droit d’accès, de rectification et droit à l’oubli
    L’utilisateur peut prendre connaissance, mettre à jour,modifier ou demander la suppression des données le concernant par la page Contact du site. S’il en possède un, l’utilisateur peut supprimer son compte en cliquant sur « Mon compte » dans la boite Préférences, puis en supprimant ses préférences.
     
  • Droit à la portabilité des données
    L’utilisateur peut demander la portabilité des données personnelles détenues pas le site en faisant une demande par la page contact du site.
     
  • Droit à la limitation et à l’opposition du traitement des données
    L’utilisateur a le droit de s’opposer au traitement des données par le site sans que le site puisse refuser.
     
  • Droit de déterminer le sort des données après la mort
    Il est rappelé à l’utilisateur qu’il peut organiser le devenir de ses données collectées et traitées s’il décède, conformément à la loi n°2016-1321 du 7 octobre 2016.
     
  • Droit de saisir l’autorité de contrôle compétente
    Si l’éditeur du site décide de ne pas répondre à la demande de l’utilisateur, et si celui-ci souhaite contester cette décision, il est en droit de saisir la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) - https://www.cnil.fr – ou tout juge compétent.


Obligations du responsable du traitement des données

L’éditeur du site s'engage à protéger les données à caractère personnel collectées, à ne pas les transmettre à des tiers hormis dans un cadre judiciaire, à notifier l'utilisateur en cas de rectification ou de suppression des données.

Sur le site Anti Linky Nord, le protocole https est utilisé, une protection admin est mise en place, la mise à jour est appliquée à chaque sortie d’une nouvelle version de GuppY pour une meilleure protection des données personnelles.

Dans le cas où l'intégrité, la confidentialité ou la sécurité des données à caractère personnel de l'utilisateur est compromise, le responsable du traitement s'engage à informer l'utilisateur par tout moyen.


Cookies

Le site a recours aux techniques de "cookies" lui permettant de traiter des statistiques et des informations sur le trafic, de faciliter la navigation et d'améliorer le service pour le confort de l'utilisateur.

Pour l'utilisation de fichiers "cookies" impliquant la sauvegarde et l'analyse de données à caractère personnel, le consentement de l'utilisateur est nécessairement demandé.

Ce consentement de l'utilisateur est considéré comme valide pour une durée de 365 jours . A l'issue de cette période, le site demandera à nouveau l'autorisation de l'utilisateur pour enregistrer des fichiers "cookies" sur son disque dur.


1. Opposition de l'utilisateur à l'utilisation de fichiers "cookies" par le site

Il est porté à la connaissance de l'utilisateur qu'il peut s'opposer à l'enregistrement de ces "cookies" en configurant son logiciel de navigation.

Dans le cas où l'utilisateur décide de désactiver les fichiers "cookies", il pourra poursuivre sa navigation sur le site. Toutefois, tout dysfonctionnement du site provoqué par cette manipulation ne pourrait être considéré comme étant du fait de l'éditeur du site.


2. Description des fichiers "cookies" utilisés par le site

L'éditeur du site attire l'attention de l'utilisateur sur le fait que les cookies suivants sont utilisés lors de sa navigation :

- pour les visiteurs : GuppYConnect5, GuppYCookie5, GuppYCrypt, GuppYScreen, leur durée de vie est la durée de la connexion.

- pour les membres connectés :  GuppYConnect5, GuppYCookie5, GuppYCrypt, GuppYScreen, GuppYUser5, leur durée de vie est de 365 jours, sauf si vous vous déconnectez, dans ce cas ils seront supprimés, à la reconnexion ils seront recréés.

- pour les utilisateurs de services :  GuppYPost5 (blog, forum, livre d'or, nouvelles, recommander, réactions aux articles), GuppYPref5 (inscriptions, connexion, administration), GuppYContact5 (contact avancé), GuppYAdmPref5 (administration), GuppYConnect5 (connexion, administration).

Depuis la version 5.02.06 de GuppY, les cookies GuppYPref5, GuppYConnect5, GuppYCrypt, GuppYUser5 sont cryptés pour la sécurité du contenu, avec la possibilité de changer la clé de cryptage pour l’éditeur du site.

En naviguant sur le site, il est porté à connaissance de l'utilisateur que des fichiers "cookies" de tiers peuvent être enregistrés.

De plus, le site intègre des boutons de réseaux sociaux, permettant à l'utilisateur de partager son activité sur le site. Des fichiers "cookies" de ces réseaux sociaux sont par conséquent susceptibles d'être stockés sur l'ordinateur de l'utilisateur lorsqu'il utilise ces fonctionnalités.

L'attention de l'utilisateur est portée sur le fait que ces sites disposent de politiques de confidentialité propres, possiblement différentes de celles présentées ici.

L'éditeur du site invite les utilisateurs à consulter les politiques de confidentialité et de gestions des données personnelles de ces sites.


LOI APPLICABLE ET JURIDICTION

Les présentes Mentions Légales sont régies par la loi française. En cas de différend et à défaut d'accord amiable, le litige sera porté devant les tribunaux français conformément aux règles de compétence en vigueur.
 

CONTACT

Pour tout signalement de contenus ou d'activités illicites, l'utilisateur peut contacter l'éditeur par la page Contact de ce site ou par courrier recommandé avec accusé de réception adressé à l'éditeur aux coordonnées précisées dans les présentes mentions légales.




Petit rappel ; ne soyons pas naïfs : il semble que la CNIL, qui laisse les multi-nationales, les "start-up" et les marchands de mégadonnées (cf. Informatica) faire commerce de nos habitudes de vie, la CNIL donc, c'est SEULEMENT une dizaine de personnes. Les internets (il y en a au moins deux) sont une jungle qu'observent, de l'intérieur et de l'extérieur, les chimpanzés du futur et du présent, ou ceux qui sont implicitement et inconsciemment considérés comme tels. La RGPD n'y changera rien. Et n'aura aucune incidence sur l'expansion et les ravages du commerce et du piratage des données.

De plus, depuis toujours, je veille à ne pas diffuser les adresses courriel de mes correspondants, sur ce site, mais aussi sur les autres médias de l'internet. Ainsi j'utilise la fonction Cci des courrielleurs, conforme à l'article 9 du Code Civil, et dont je constate que beaucoup d'internautes ne font aucun cas...

Mise à jour 26 mai 2018 : le 25 mai 2018 est entré en application le Règlement Général sur la protection des Données(RGPD/GDPR) - Règlement européen n°2016/679, dit Règlement Général sur la Protection des Données du 14 avril 2016. Celui-ci vise notamment à protéger vos données personnelles, c'est-à-dire toutes les informations qui permettent de vous identifier. Je m'engage à ne pas céder, vendre ou transférer de quelconque manière les données personnelles à un tiers sans le consentement écrit et préalable de l'internaute. 

 ↑  
Webmaster - Infos