Linky, Eoliennes, Panneaux solaires = consommables

Linky, Eoliennes, Panneaux solaires = consommables


 

Alors que L'Italie a déjà remplacé ses Linky par une deuxième génération, l'Energeek nous informe que c'est le tour des éoliennes. La planète devient chaque jour davantage un grand chantier, une immense machine en maintenance permanente. C'est bon pour les affaires de la croissance verte des nouveaux maires-ingénieurs-écolo...

On s'y attendait ; maintenant on y est. De rafistolages en grands carénages, les ruines industrielles s'étendent sur la planète. Et nos Linky, qui coûtent extrêmement cher, vont, comme nos ordiphones, comme nos machines à café, devenir vite obsolètes et seront remplacés par des produits plus "performants"qui polluent et stérilisent la planète à la fabrication, mais surtout, entretiennent la croassance verte, et bien sûr les profits des gens qui se disent "après moi le déluge".  Noé, au secours !

https://lenergeek.com/2020/07/27/france-les-eoliennes-de-premiere-generation-tirent-leur-reverence/

FRANCE : LES ÉOLIENNES DE PREMIÈRE GÉNÉRATION TIRENT LEUR RÉVÉRENCE

lun 27 juil 2020

 RENOUVELABLES , 

Cette année, les éoliennes de première génération installées en France fêtent leurs quinze ans. Un anniversaire synonyme de démantèlement et de grands chantiers de rénovation. Ces éoliennes vont peu à peu être remplacées par des modèles plus récents. Ce chantier de grande envergure doit commencer dès 2020.

Le « grand carénage » des éoliennes de première génération

La production électrique issue de l’énergie éolienne est encore loin d’atteindre des sommets en France. Pourtant, l’année 2020 signe la fin de production pour de nombreuses éoliennes de première génération. Ces modèles, installées il y a déjà quinze ans, arrivent en fin d’exploitation. Le chantier du “grand carénage” de la filière éolienne doit donc démarrer cette année.

Quinze ans d’énergie éolienne en France, et quel constat ? Fin 2018, la France comptait une puissance installée de 15 GW. Bien loin derrière les autres pays d’Europe qui ont développé l’éolien. L’Allemagne dispose de 108 GW de puissance installée, l’Italie de 60,8 GW et l’Espagne de 51,9 GW. D’ici 2023, la France espère atteindre au moins 21,8 GW de puissance installée. Pour cela, plusieurs projets de nouveaux parcs éoliens sont à l’étude. Mais le plus gros chantier à venir est le remplacement des éoliennes de première génération. Elles doivent laisser la place à des modèles plus récents et plus performants. Grâce à ce renouvellement du parc éolien, la puissance installée pourrait progresser de 30% avec le même nombre d’éoliennes.

 
La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) estime qu’il faut remplacer l’équivalent de 400 MW de capacités de production. C’est-à-dire que les éoliennes concernées atteignent les 15 ans d’exploitation. Cette durée les fait sortir du cadre défini par les mécanismes de rachat de l’électricité mis en place par l’état. Les éoliennes concernées avaient été déployées en 2005-2006, au moment du boom de l’éolien en France. Entre 2006 et 2011, la France avait en effet déployé près de 6 GW de puissance éolienne. Entre 2020 et 2024, l’Hexagone doit donc s’attendre à un grand chantier pour remplacer ces éoliennes de première génération.

Rénovation ou démantèlement ?

Toutes les éoliennes de première génération seront-elles remplacées ? Non. Dans la plupart des cas, les éoliennes à remplacer. Mais certains sites sont menacés de fermeture. Pour les éoliennes 10% plus grande que les éoliennes d’origine, les entreprises en charge des parcs n’ont pas besoin de nouvelles autorisations pour leurs chantiers. Mais pour tous les autres modèles, les chargés de projets doivent faire valider leurs autorisations. En ce qui concerne les projets situés dans des zones où la réglementation a changé ces quinze dernières années, le chantier pourra causer d’importants coûts supplémentaires. Et si le potentiel du parc éolien n’est pas suffisant, des démantèlements seront à l’ordre du jour.

La CRE met en garde l’Etat

Si la CRE voit ce grand chantier comme une opportunité pour les éoliennes tricolores, elle s’inquiète aussi du coût pour l’Etat. Les parcs éoliens peuvent bénéficier de mécanismes de soutien de l’état quand ils répondent aux appels d’offre. Et la rénovation des éoliennes de première génération pourrait engendrer un effet pervers.

La CRE s’inquiète : “Nous craignons que des parcs rénovés surévaluent leur prix dans leur dossier de candidature aux appels d’offres où ils sont mis en concurrence avec des parcs neufs structurellement plus chers à construire.” Les exploitants des parcs éoliens français pourraient profiter de cette manne. Mais ce n’est pas le seul problème.

Vers une nouvelle carte de l’éolien français ?

La rénovation des éoliennes de première génération pourrait avoir un autre effet pervers. Les exploitants vont devoir investir sur les parcs existants. Or, ils sont principalement regroupés dans deux régions : la région des Hauts-de-France (qui compte 3,3 GW de puissance éolienne installée) et le Grand Est (3,1 GW).

Quid des régions à la traîne ? En juin 2019, la Corse était la région française la moins équipée avec seulement 3 parcs éoliens et une puissance installée de 18 MW. Avec 9 parcs éoliens et 70 MW, la région Île-de-France était aussi très en retard. Et le trio de queue était complété par la Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, qui totalisait 17 parcs éoliens pour 48 MW.


 Pour dynamiser un développement homogène de l’éolien sur le territoire, la CRE plaide pour une distinction dans les appels d’offres. Sa solution : différencier les appels d’offres pour les parcs éoliens rénovés et les appels d’offres pour les nouveaux projets éoliens. De quoi empêcher le chantier des éoliennes de première génération de faire de l’ombre aux futurs parcs.

RÉDIGÉ PAR : LA RÉDACTION
La Rédaction
 


Date de création : 28/07/2020 19:42
Catégorie : - Quelles économies ?
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